Car la Sécu c’est nous !
Mais pour ses 80 ans, le « plan d’austérité » proposé par nos gouvernants vise d’abord à la démanteler un peu plus …
Exemples :
- Perte de l’indépendance des médecins et transfert des contrôles des arrêts vers l’employeur par la suppression des Services Médicaux de l’Assurance Maladie et l’intégration forcée de son personnel dans les CPAMs à partir du 1er Octobre
- Voir le communiqué de l’intersyndicale CFE-CGC-CGT-FO-SGPC-SNFOCOS qui appelle à la grève demain 18/09 pour exprimer son opposition à la suppression du SCM, écœurement et sa désespérance face à la brutalité de sa mise en œuvre alors que des scenarios d’avenir avaient été mis sur la table dès le mois de juin 2024 par la CGT (revoir le projet CGT pour le SCM)
- Attaques sur le régime d’indemnisation des affectations de longue durée (ALD) : ne plus prendre en charge systématiquement à 100% les traitements pour les patients en rémission de leur affection de longue durée ou leurs traitements qui ne sont pas en lien directs avec leur pathologie relevant de l’ALD
- Limitation à 15 jours des 1er arrêts de travail … même si l’analyse de la pathologie par les médecins impose un arrêt plus long …
Et c’est ça qui va sauver la France ?
On voit bien que ce projet attaque certains fondements de notre Sécurité Sociale : elle vise à retirer une partie de l’analyse médicale dans les prescriptions, au profit d’une analyse comptable des dépenses de Sécu.
Ces attaques ne sont pas nouvelles : avec la loi HPST (loi du 21 Juillet 2009 « Hôpital, Patients Santé, Territoires ») la gouvernance des hôpitaux publics par une gestion très administrative et son contrôle « comptable » avaient déjà été largement renforcé !
Dans un monde ou les populations sont soumises à des difficultés qui deviennent insurmontables (gérer les fins de mois, se loger, se nourrir, impact sanitaire et donc financier du réchauffement climatique) la proposition de nos gouvernants actuels c’est de … réduire la protection sociale …
Surtout « la dette insurmontable » réapparaît pile poil au moment où les gouvernements français doivent trouver 50 milliards d’euros pour commencer à payer un effort de guerre qui ne dit pas encore son nom.
Alors nous qui travaillons à la Sécu, nous disons NON à son démantèlement !
Quand on travaille à la Sécurité Sociale, on est au premières loges pour voir les difficultés de nos assurés. Et on n’est certainement pas venu à la Sécu pour « faire une belle carrière » ou « gagner plein de fric »: nous sommes là pour donner du sens à notre travail en étant acteur du Service Public !
Alors pour la sauvegarde de notre Sécu,
TOUS EN GREVE LE 18 SEPTEMBRE … et plus si affinité !
Car nous n’allons pas rejouer la partition des « journées perlées » de mobilisations contre la réforme des retraites !
