Sur le terrain : « c’est le grand mépris ! »

Sur le terrain, les directions régionales maintiennent la ligne dure du DG. Au menu : brutalité et mépris. Et c’est encore pire plus on s’éloigne du siège (où la loi du 5 août sur le passe sanitaire n’est pas appliquée…) vers les ELSM. Le DG est-il déterminé à prendre la responsabilité de perdre 20% de ses personnels (voir le CSE-C du 16 septembre)? Quoiqu’il en coûte ?

Résultats, après deux ans de crise sanitaire (pour laquelle on a tous beaucoup donné !) et des conditions de travail dégradées, les collègues ont perdu confiance dans leurs directions et souvent le goût du travail. Car cela ne rapporte rien en plus : à quoi bon mettre du cœur à l’ouvrage quand on gagne 1500 € après 25 ans de boîtes, sans aucune perspective de reconnaissance !?

La capacité à faire (les prestations) s’en trouvera impacté et durablement. Bref : le roi est nu. Du coup, beaucoup comprennent que la porte est grande ouverte et que le toboggan mène vers la CPAM, la retraite pour les anciens, la porte ou l’arrêt de travail… ?

C’est pour cette raison que la CGT et FO vous invitent aussi à faire grève ce  mardi 5 octobre 2021. Ce sera une grève nationale interprofessionnelle, et aussi une grève dans toute la Sécu pour les salaires (entre autres) ainsi que dans toutes la Cnam/Drsm (pour les conditions de travail, l’égalité de traitement et le respect des travailleurs que nous sommes).

En effet, la prochaine COG pour laquelle il est annoncé 1 remplacement sur 5 risque de précipiter les craintes de fusion des DRSM avec les CPAM et de fermeture de sites en pagaille (dernière fermeture annoncée : le site de Mantes-La-Jolie en DRSM IDF !). Et ce n’est pas le numéro de claquettes du gouvernement sur la « Grande Sécu » qui fait illusion. On a compris le truc…

Par ailleurs, la vaccination Covid19 est une nouvelle obligation professionnelle qui sera applicable au 16 octobre 2021.

On le répète, notre problème avec cela, ce n’est pas la vaccination. C’est l’arbitraire et l’iniquité (au regard des autres personnels des CPAM et de ceux du siège) avec lequel l’obligation est appliquée dans les DRSM. C’est pour cette raison que nous vous proposons aussi une pétition CGT/FO de solidarité sur :

Pour l’heure, les données sur les personnes suspendues de salaire sont floues. Sachant que, sur le terrain, les directions pratiquent plutôt l’incitation à la prise de congés et au cumul télétravail (TTW) + congés en attendant le 16 octobre. Date couperet au-delà de laquelle les procédures de reclassement/suspension des contrats devront commencer.

Le bricolage temporaire avant le 16 octobre accroît la pression sur des agentes déjà fragilisées, qui ont peur souvent, et que le DG, par sa brutalité, conduit tout droit à l’isolement, au renfermement et peut-être même à la pauvreté s’il ne fait rien pour, a minima, engager des reclassements dignes.

De ce point de vue, le DG, et le gouvernement mettent en pratique le « séparatisme » que ce dernier dénonce ailleurs ! La technique du pompier pyromane marche à plein.

Pour les élu.e.s, connaître les pertes d’effectifs auxquelles les DRSM vont être confrontées après le 16 octobre est vital pour savoir si les ELSM vont continuer à fonctionner.

En attendant, dans les DRSM, c’est la grande « bidouille » (TTW+Congés, Congés+TTW+Suspension…) en attendant le couperet. Les directions y jouent souvent le coup de pression et la menace abusant de la fragilité d’un personnel majoritairement féminin, précarisée, et dont on sait que 20 à 25 % touchent la prime d’activité (la prime des travailleurs pauvres souvent seuls avec enfants).

Tout cela sent mauvais le paternalisme, le mépris sexiste et le mépris pour le « petit personnels ». Car, non, les personnels administratifs ne sont pas « des secrétaires » dont on disposerait à loisir…

En DRSM Aura par exemple, 12% des personnels sont possiblement en voie de suspension Dans le département de la Haute-Savoie, 2 ISM ont d’ores et déjà cessé leur activité : 1 suspension, 1 démission. On notera que le DG amène à la démission des professionnelles dont nous avons besoin

Autre cas déplorable : une agente avec réaction allergique documentée à d’autres vaccins (œdèmes), certificat à l’appui, a été convoquée en urgence par le MCR pour qu’elle se fasse vacciner au motif du « pas d’exception ». Ce qu’elle a fait à l’hôpital et sous surveillance médicale. Hélas, la réaction allergique crainte a eu lieu. Et notre collègue se trouve en arrêt maladie avec un risque d’hospitalisation. Voilà ou mène le choix de l’arbitraire abscons et de la rigidité… !

Les taux d’absence sont en forte hausse à peu-près partout sous l’effet des conditions de travail délétères. Dans certains ELSM, on constate des pratiques très brutales. Exemple, en AURA : suspension d’une ISM dans l’heure, malgré un accord donné par le management pour un cumul suspension + TTW. En clair : aucun pitié y compris à l’égard de ceux dont on pouvait espérer que le DG épargne au moins la perte du ½ 13e mois (versé fin septembre). Ce ne sera pas le cas.

Dans l’encadrement, de nouveaux managers, souvent recrutés chez Carrefour ou Mac Do, à peine formés, mènent des EAEA en « mode gros bourrins », accusant ça-et-là des salariés avec 25 ans de boîte de ne pas travailler alors que certains cumulent plusieurs activités, dont du contentieux (dont on sait que ce sont des missions chargées).

Le tout par des trentenaires aux dents longues qui se la pètent alors qu’ils connaissent rien du métier ! La modestie : connait pas !

Même certains intérimaires partent en courant quand ils constatent la bureaucratie et la pauvreté des moyens pour travailler dans les ELSM.

Mais il existe aussi des notes d’espoir. Ouf ! A la DRSM Pays-de-Loire, à l’ELSM de Nantes, on a constaté un fort taux de grève (35%) lors de notre préavis de grève hebdomadaire face à cette ambiance pourrie.

Preuve que des solidarités peuvent encore exister, quand les collègues décident de se parler et de faire ensemble. Alors, suivons nos collègues nantais, dès ce 5 octobre !

Alors, suivons nos collègues nantais, dès ce 5 octobre !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.