Assez arrosée Big Pharma : vive la sécu du Médicament !

Depuis plus d’1 an, ce sont 156 milliards d’euros qui ont été « magiquement » déversés sur les entreprises et la société. Et autant ont été épargnés par les ménages (80% d’entre eux en tout cas). Aussi s’il devait y avoir « un monde d’après », ce sera cela: un monde qui a vu que l’argent n’était pas un problème, quand il le fallait. Or, pour la santé publique, de l’argent: il va en falloir beaucoup dans les prochaines années. Le temps n’est plus aux économies mais à l’investissement public. Sur ce sujet, votre syndicat préféré s’est exprimé lors du lancement de la campagne Cgt  « Le droit et l’accès aux soins, c’est l’affaire de toutes et tous »! le 28 avril 2021. Ce n’est qu’un début…

#Déclaration publique

Tous les matins, c’est la folie des chiffres ! Nombre de personnes vaccinées, en réanimation, de décès : c’est dire si le sujet qui nous réunit « se mobiliser pour un pôle public de santé » est primordial vu de ce que nous vivons depuis 1 an !

Devant le virus, bien des citoyens se sont posé ces questions : comment La France, pays de Pasteur, en est-elle arrivée là ? Comment n’a-t-elle pas pu produire un vaccin ?

Comment se fait-il que la France soit au 78e rang sur 93 dans le classement des pays ayant bien géré la pandémie ? Et pourquoi ce classement établi par l’Institut australien Lowy est-il si peu commenté à la TV ?

On constate que nos gouvernants ont été plus aptes à sortir la planche à billets pour acheter des vaccins aux Big Pharmas qu’à développer un système de santé digne d’un pays industrialisé.

Maintenant : la question est simple :

  • soit nous laissons aggraver notre dépendance envers des industries que nous ne contrôlons pas et cela accroîtra les inégalités d’accès aux soins ;
  • soit nous travaillons pour retrouver la maîtrise de la Santé Publique et du médicament.

Cela passe par des mesures claires : l’accès libre aux brevets, une régulation serrée du prix des médicaments, la hausse du financement de la recherche fondamentale et la création d’un pôle public de fabrication pour les médicaments d’intérêt thérapeutique majeur.

Car oui : la Santé et les médocs doivent sortir du Marché !

La pandémie a révélé qu’on subventionne le secteur privé de la santé, libéral et lucratif.

Ce qui est en place : c’est l’utilisation de la Sécurité sociale et de l’argent des travailleurs pour financer des vaccins fabriqués à l’étranger dont les profits iront à des actionnaires : petits rentiers, détenteurs d’assurance-vie, gros actionnaires, fonds de pension, financiers.

Il faut le dire : il y a beaucoup de gagnants dans la crise Covid ! Et ces gagnants, ce ne sont pas que le 1% de super-riches ! Il va être temps de faire les comptes. Et de voir QUI va enrichir son pavillon d’une piscine, d’un S.U.V à 40 000 € ou d’un Iphone à plus d’1 SMIC ?

En attendant, la Sécurité Sociale rembourse les vaccins rubis sur l’ongle. Le prix des doses du vaccin Pzifer est passé de 12 € à 15,50 € et bientôt à 19,50 €. Et l’Union Européenne dit « Oui » alors que les économies d’échelle sont énormes.

Les affaires sont les affaires. Et le secret des affaires et l’entre soi des puissants semblent protéger tout ce Business.

Les labos vont engranger des profits énormes qu’ils reverseront à leurs actionnaires. Ces actionnaires, il faut montrer leur visage. Et révéler que beaucoup sont des retraités enrichis, pour lesquels le monde du travail s’est beaucoup sacrifié depuis 1 an.

La santé n’a pas de prix certes, mais son prix prohibitif sert à payer les rentes d’une part très opulente de la société française. Il faut sortir de ce cercle vicieux.

Et que fait Sanofi ? Le labo touche 150 millions d’euros de crédit d’impôt, lance 3 plans de licenciement dont 400 postes supprimés en France. Il baisse les fonds pour la recherche et vend ses bijoux de famille comme la Start-Up Regeneron.

Ce tout pour l’actionnaire nous placera bientôt dans le peloton de queue des industries de santé. Pas d’emplois créés mais des licenciements. Pas de vaccins mais des dividendes. Voilà ce que M. Macron appelle « être en guerre » pour l’intérêt général.

Pour l’intérêt de qui ?

Que dire des chercheurs qui doivent courir après les crédits ? La France forme d’excellents chercheurs qui s’exilent en Amérique, en Allemagne comme la Prix de Nobel de Chimie. Pourquoi ?

La recherche est affaiblie. En plus de la baisse des fonds, il y a le crédit d’impôt/recherche qui consiste à lâcher du fric sous forme de cadeaux fiscaux sans aucune évaluation !

Notre capacité à soigner est menacée car la science se fait à long terme. Les fonds pour la recherche ne sont pas à la hauteur : 2,19% du PIB en France, 3,18% en l’Allemagne et 4% en Corée du Sud.

Certains États l’ont bien compris comme les États-Unis ou la Chine qui a annoncé une hausse de 10% par an de son budget de sa recherche.

Face à ces enjeux, il est impératif de changer de politique, il en va de la santé, des industries, des emplois et plus simplement : de la VIE de toutes celles et ceux dont les vies comptent pour nous à la Cgt !

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