Constats syndicaux au cœur du bazar Covid-19 !

Edito. Suite à la Commission exécutive fédérale (CEF) de la FNPOS Cgt du 8 avril 2020

Crise sanitaire. Crise sociale. Mondiale. Mais avec des manières de gérer différentes plus ou moins efficaces selon les pays. L’UE est morte du Covid19. Elle n’a montré aucune solidarité. Preuve qu’elle ne sert à rien. Si ce n’est à précipiter la misère des hôpitaux publics.

Nous sommes dans l’inconnu. Tout va très vite : c’est la Stratégie du choc. Avec, en France, une fragilisation du code du travail sur la durée légale du travail pour une application jusqu’au 31 décembre. Plus loin sans doute. Côté patronat, les directions naviguent entre hébétude, improvisation, opportunisme et réflexes antisyndicaux.

Nous vivons un isolement des travailleurs. Avec des impacts psychologiques. Soit parce que les salariés sont chez eux, au chômage, soit parce qu’ils sont au travail dans des conditions précaires. Côté mouvements sociaux, une pétition de 15 associations et syndicats « Plus Jamais ça, construisons ensemble le Jour d’Après ! » pour un Jour d’après écologique, féministe et social (#PlusJamaisCa, signons #PourLeJourDapres) a le mérite de poser les problèmes qui ont produit cette crise « totale ».

Dans le secteur de l’aide à domicile, il y a de gros problèmes de protection (pas de masques). Il y a eu des CSE extraordinaires et des droit d’alerte dans l’aide à domicile où les employeurs sont des petites associations. Un décret faisant de l’aide à domicile une profession prioritaire pour avoir des masques…a paru. Mais le matériel n’est toujours pas là ! Il y a eu une démarche pour chômage technique avec subrogation du salaire à 100% car l’aide à domicile est un secteur subventionné par les collectivités, à moindre coût.

Partout (sauf BTP), on constate une poussée à la reprise des activités, au-delà des activités essentielles (dont personne ne sait vraiment de quoi il s’agit !). Il y a un compromis entre les membres de la CEF, en relais de leur syndicat, pour ne pas tomber dans le piège d’une quelconque « Unité nationale ».

Dans l’époque, la tenue d’un 1er mai est impossible. L’idée d’un 1er mai au balcon est abordée. Plus sûrement un report d’après le confinement (s’il a lieu un jour…).

Il y a des atteintes croissantes au fonctionnement des IRP. Des luttes sont menées même virtuelles : dans les mutuelles, la sécurité sociale, l’aide à domicile très impactée par la crise….

Il est toujours aussi sidérant de voir l’impact de la propagande « sentimentale » du régime Macron autour des soignants . Alors qu’il continue, malgré ses impérities (voir la surmortalité dans le département ghetto de Seine-Saint-Denis) et les belles déclarations, à imposer son modèle MORTIFÈRE.

Les faits vont-ils suffire pour mettre en mouvement la population qui reste très dubitative, selon les sondages, envers la propagande gouvernementale ?

La mise au télétravail est une solution temporaire. Mais elle est aussi une souffrance dont beaucoup mesure l’impact à mesure qu’il se généralise.

La hausse des prix que l’on constate dans les supermarchés est un levier revendicatif à utiliser dès maintenant pour qu’on ne se laisse pas avoir par le patronat qui va essayer de baisser les salaires, menace de chômage oblige.

L’important travail de la fédération a montré que la Cgt était au rendez-vous dans la crise. (Le 12e congrès de la fédération est reporté en octobre 2020).

C’est une réussite et un point d’appui pour le Jour d’après.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.